Sur la route

Prendre les commandes : conseils de sécurité pour les amateurs de VTT

Un simple coup d’œil à une carte du Canada suffit pour expliquer la popularité grandissante des véhicules tout-terrain (VTT). Nous vivons en effet dans un pays de grandes forêts sauvages où les terrains dégagés, rocheux et accidentés sont abondants.

Les Canadiens adorent sortir leur VTT du garage, tourner la poignée de l’accélérateur et explorer la campagne. Selon un rapport (en anglais) publié par les spécialistes de la recherche commerciale Technavio (en anglais), 442 300 VTT ont été vendus dans le monde en 2016, et on s’attend à ce que les ventes annuelles grimpent à 509 810 d’ici 2021. Ce sont les États-Unis qui dominent le marché mondial du VTT, suivis du Canada, dont la part de marché s’élèverait à 11,56 % selon les estimations de Technavio.

Il faut cependant mentionner une autre statistique, un peu moins réjouissante celle-là : en 2016-2017, à l’échelle du pays, le VTT a été responsable de 2 834 hospitalisations à la suite de blessures, selon des renseignements fournis par l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS). Il s’agit de la troisième cause de ce type d’hospitalisations, après les chutes sur la glace (8 864) et les accidents de vélo (4 268).

Les VTT ont évolué pour suivre la demande du marché. Les véhicules de nouvelle génération peuvent accueillir quatre passagers. Certains sont même équipés d’un climatiseur. Et ils sont de plus en plus puissants. Les conducteurs peuvent donc sillonner les sentiers à des vitesses plus grandes que jamais. L’amélioration des amortisseurs et des systèmes de suspension permet aux véhicules de mieux absorber les cahots et les secousses.

La sécurité d’abord 

Wayne Daub, directeur général du Conseil canadien du quad, porte-parole national des amateurs de VTT du Canada, admet qu’avec l’augmentation du nombre d’adeptes de VTT, les messages sur la sécurité figurent au sommet des priorités du Conseil. D’ailleurs, M. Daub n’hésite pas à dire qu’il reste beaucoup à faire en matière de sécurité et de sensibilisation.

« La plus grande erreur que les gens font, c’est d’acheter un de ces engins en pensant qu’ils peuvent le conduire comme une voiture, explique-t-il. Mais les VTT se conduisent très différemment. Et si vous n’avez, pour vous aider, personne qui est habitué de conduire un VTT, le risque d’accident est beaucoup plus grand. »

Voici donc sept consignes de sécurité à connaître avant de vous lancer sur votre VTT :

  1. « Portez votre casque. Portez votre casque. Portez votre casque. », rappelle Wayne Daub avec insistance. C’est quand les passagers ne portent pas leur casque que la plupart des blessures et des décès se produisent, et de loin!
  2. Soyez en état de conduire. La consommation de drogue ou d’alcool est encore une cause fréquente d’accident. N’acceptez pas non plus de monter sur un VTT conduit par une personne ayant les facultés affaiblies.
  3. Conduisez de façon responsable. Ce n’est pas dans les sentiers balisés que se produit la majorité des accidents, mais dans les fossés, où les gens circulent illégalement, affirme Wayne Daub. Les gens heurtent des ponceaux dans des allées. Ou ils foncent dans des arbres ou dans d’autres véhicules. Wayne Daub, qui conduit des VTT depuis des années, soutient qu’il n’a pas besoin d’un véhicule de plus de 500 cc (centimètres cubes – une mesure liée à la taille du moteur, à la puissance, à la vitesse et à la douceur de roulement). C’est tout à fait suffisant, précise-t-il. C’est une chose à laquelle les gens devraient réfléchir.
  4. Soyez bien vêtu, en tout temps. Il ne suffit pas de porter un casque, rappelle Wayne Daub. Il faut aussi porter des pantalons et une chemise à manches longues, se protéger les yeux, et être chaussé convenablement.
  5. Ne circulez jamais seul. C’est très important. Il est tentant, sur un VTT, de se laisser emporter par son enthousiasme. Ce sont de puissants véhicules. Cependant, vous pourriez croire que la flaque d’eau devant vous n’a que 15 cm de profondeur, et finalement plonger dans l’eau jusqu’au guidon, sans aucun moyen de vous sortir de cette situation parce que personne n’est avec vous.
  6. Apprenez à conduire un VTT. Suivez un cours. « Beaucoup de gens cèdent à la pression de leurs amis et tentent de monter une côte d’une inclinaison de 75 degrés en pensant qu’ils n’auront pas de problème. Mais les nouveaux conducteurs ignorent souvent que dans ce genre de situation, il faut se pencher beaucoup vers l’avant si on veut éviter d’être rapidement renversé. »
  7. Devenez membre d’un club. Cliquez ici et trouvez-en un qui vous convient. Participez à des activités de VTT organisées. Roulez sur des sentiers qui sont faits pour ça. En étant membre d’un club, vous aurez accès à un réseau de personnes qui entretiennent des sentiers et s’assurent qu’ils sont sécuritaires pour les VTT.

Et finalement, si vous avez l’intention de faire du VTT, souscrivez une assurance. Parlez à votre agent des différentes solutions d’assurance pour les VTT et choisissez celle qui est pertinente pour vous.