Ce que les Canadiens doivent savoir à propos du cannabis

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Ce que les Canadiens doivent savoir à propos du cannabis

Au Canada, l’usage du cannabis à des fins récréatives a été légalisé le 17 octobre 2018. Pourtant, les Canadiens sont encore désorientés par rapport aux changements engendrés par cette légalisation.

Alors que certains peuvent être portés à croire que les Canadiens sont plutôt détendus par rapport à la légalisation, plaisantant entre eux sur la plus grande quantité de collations qui seront mangées, beaucoup ne saisissent pas complètement certains éléments fondamentaux concernant le cannabis, ainsi que les lois concernant sa légalisation et sa réglementation au Canada. Il faut d’abord savoir que ce qui est légal ou non varie au pays selon la province ou le territoire.

Allstate a commandé un sondage*, mené par Nielsen Canada, afin de découvrir ce que les Canadiens savent, ou non, sur la légalisation du cannabis au Canada.

Faits saillants du sondage mené par Nielsen Canada :

  • Un Ontarien sur quatre (25 %) ayant participé au sondage croit que l’âge légal pour acheter du cannabis en Ontario est de 18 ans, alors que ce n’est vrai qu’au Québec et en Alberta. Il faut être âgé d’au moins 19 ans pour se procurer du cannabis en Ontario.
  • 38 % des Québécois sondés affirment avoir le droit de cultiver jusqu’à 4 plants de cannabis par ménage, alors que les gouvernements provinciaux du Québec et du Manitoba ont interdit la culture domestique du cannabis.
  • 66 % des Canadiens interrogés craignent que les routes soient moins sécuritaires au pays, maintenant que le cannabis est légal.
  • Un peu plus de la moitié des répondants (53 %) croient qu’il est interdit de consommer tout produit de cannabis ou dérivé du cannabis avant de conduire. C’est tout à fait vrai, mais il est néanmoins inquiétant de constater que seule la moitié des répondants soient de cet avis.
  • Près de la moitié (49 %) des Canadiens sondés ne croient pas que des tests routiers ont été instaurés pour attraper les personnes conduisant avec des facultés affaiblies par la drogue. Toutefois, c’est bien le cas.

Il n’est pas surprenant que certains soient perplexes quant au cannabis, puisque les lois le régissant ont nouvellement été établies et varient d’une province à l’autre.

En tant que conducteur et propriétaire de maison, il est important de se sentir en sécurité, tant sur les routes que chez soi. Pour vous éclairer, nous avons consulté notre partenaire de longue date, MADD Canada, et passé en revue l’information fournie par le gouvernement du Canada pour vous présenter des renseignements importants.

5 choses que les Canadiens doivent savoir sur la légalisation du cannabis :

  1. L’âge légal pour acheter et consommer du cannabis varie d’une province à l’autre. La majorité des provinces et territoires ont fixé cet âge à 19 ans, à l’exception du Québec et de l’Alberta, où l’âge légal est actuellement de 18 ans. Lorsqu’ils voyagent à l’extérieur du Canada, les consommateurs de cannabis doivent faire preuve de diligence et se renseigner sur l’âge légal de possession du cannabis à leur destination. Les acheteurs et les consommateurs doivent également savoir qu’il est illégal de transporter du cannabis à l’extérieur des frontières canadiennes.
  2. Certains Canadiens peuvent faire pousser des plants de cannabis à domicile pour un usage récréatif, mais les lois varient selon la compétence provinciale ou territoriale. Dans la majorité des provinces et territoires, les consommateurs peuvent faire pousser jusqu’à quatre plants à la maison. Ce n’est pas le cas au Québec ni au Manitoba, où les lois interdisent la culture du cannabis à domicile. De plus, le gouvernement territorial du Nunavut envisage de mettre en place des restrictions supplémentaires en élaborant de nouveaux règlements à cet effet.
  3. Grâce au projet de loi C-46, des stratégies et des outils routiers ont été mis en place pour évaluer l’état des conducteurs dont les facultés semblent affaiblies. Si le policier a un doute raisonnable en ce sens, il peut demander au conducteur de subir un test de sobriété normalisé (TSN) ou une évaluation de l’expert en reconnaissance de drogues (ERD) ou encore, de fournir un échantillon de salive par voie orale. En vertu de ce projet de loi, l’utilisation d’appareils de dépistage de drogues par voie orale chez les policiers est autorisée. Pour en savoir plus sur les lois, les sanctions et les pénalités liées à la conduite avec les facultés affaiblies par la drogue, consultez l’article de MADD . Et rappelez-vous, si vous êtes sur la route et que vous soupçonnez qu’un conducteur a les facultés affaiblies, gardez une distance sécuritaire et ne tentez pas de faire de dépassement. Après vous être arrêté(e) en toute sécurité, appelez le 911 pour alerter les policiers. Donnez-leur autant d’informations que possible, tel que le numéro de plaque d’immatriculation, la marque, le modèle et la couleur du véhicule, ainsi que la direction dans laquelle le véhicule se dirigeait.
  4. Avoir les facultés affaiblies, c’est dangereux. Il n’y a pas de « quantité magique » de cannabis qui soit considérée comme sécuritaire à consommer avant de conduire. Comme l’alcool, le cannabis affecte tous ceux qui le consomment différemment. La durée de ses effets chez une personne dépend de plusieurs facteurs : le poids du consommateur, et la fréquence et le mode de consommation de la drogue. La consommation de cannabis peut réduire la vigilance, altérer la perception de la distance ainsi que la concentration, ralentir le temps de réaction et diminuer les habiletés motrices. La combinaison du cannabis et de l’alcool a un effet considérable les aptitudes de conduite. En fin de compte, avoir les facultés affaiblies, c’est dangereux. Les Canadiens ne devraient pas conduire s’ils ont consommé de l’alcool, du cannabis ou tout autre type de drogue.
  5. Voulant rassurer les parents qui sont inquiets que le cannabis soit désormais plus accessible aux jeunes adolescents, le gouvernement fédéral affirme que les deux principaux objectifs de la légalisation du cannabis auront l’effet inverse, soit :
    • Limiter l’accès au cannabis chez les jeunes. Les clients devront présenter une pièce d’identité chaque fois qu’ils effectueront un achat dans un point de vente légal. La vente de cannabis à une personne mineure constitue une infraction.
    • Supplanter le marché illégal du cannabis, ainsi que protéger la santé et la sécurité publiques au moyen d’exigences en matière de qualité et de sécurité du produit.

    Il demeure tout de même important pour les parents d’avoir une conversation au sujet du cannabis avec leurs enfants, puisqu’il occupera désormais une plus grande place au quotidien.

    • Consultez ce guide qui vous fournira quelques trucs sur la meilleure façon d’aborder le sujet avec vos ados.
    • Retrouvez ici le modèle d’entente de conduite sécuritaire d’Allstate pour vos adolescents

La légalisation étant encore récente, il nous restera beaucoup à apprendre dans les mois et les années à venir, et nous devrons faire des ajustements en cours de route. Il sera certainement important de rester informés des nouveaux changements en 2019.

Pour plus d’informations sur la conduite et le cannabis, visitez le site de MADD Canada .

Des questions?
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*Méthodologie de recherche
Le sondage a été mené en ligne au Canada par Nielsen Canada au nom d’Allstate, du 15 au 23 octobre 2018. 1 093 Canadiens âgés de 19 ans ou plus ont été sondés. Les données ont été pondérées selon la région, l’âge et le sexe, afin de refléter leurs proportions réelles dans la population canadienne âgée de 19 ans ou plus.